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Énergie

Prix de l'électricité en 2026 : ce qui va changer sur votre facture

Le prix de l'électricité va-t-il augmenter en 2026 ? TRV, kWh, accise, fin de l'ARENH : on vous explique ce qui pèse vraiment sur votre facture

Florian RousseauFlorian Rousseau 16 min de lecture

Oui, une augmentation du prix de l'électricité est attendue en 2026, notamment en raison de la fin du dispositif ARENH au 1er janvier et de la révision des tarifs réglementés. Les deux échéances clés seront l'ajustement de l'accise en février et la révision du tarif de vente en août.

Oui, il est très probable que le prix de l'électricité augmente en 2026. Cette évolution n'est pas due au hasard, mais à des changements structurels profonds, notamment la fin du dispositif ARENH au 1er janvier 2026. Ce guide analyse les mécanismes qui régissent votre facture, détaille le calendrier des révisions tarifaires à venir et, surtout, vous donne des clés concrètes pour agir et maîtriser votre consommation avant que la note ne grimpe.

Ce qu'il faut retenir

  • La fin du mécanisme ARENH au 1er janvier 2026 va exposer tous les fournisseurs aux prix du marché, entraînant une pression à la hausse.
  • Deux révisions tarifaires importantes auront lieu en 2026 : l'une en janvier (principalement sur les taxes) et l'autre en août (sur le prix du kWh).
  • Le Tarif Réglementé de Vente (TRV) n'offre pas une protection absolue, car son calcul intègre lui-même les conditions du marché.
  • Des gestes de bricolage simples comme l'isolation des combles ou la programmation du chauffe-eau sont des leviers efficaces pour réduire sa facture.
  • Le comparateur officiel energie-info.fr est l'outil de référence pour évaluer la pertinence de changer de fournisseur dans ce nouveau contexte.

Comment le prix de l'électricité est-il fixé en France ?

Pour anticiper une éventuelle hausse de votre facture d'électricité, il faut d'abord comprendre de quoi elle se compose. Le montant que vous payez chaque mois n'est pas uniquement le reflet de votre consommation en kilowattheures (kWh). Il se décompose en trois grands blocs distincts, chacun ayant sa propre logique d'évolution.

Le premier bloc est la fourniture d'énergie, qui rémunère le producteur et le fournisseur pour l'électricité que vous consommez. C'est la partie la plus visible, directement liée au prix du kWh et au coût de votre abonnement.

Le deuxième bloc concerne l'acheminement de l'électricité. Il s'agit du Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité (TURPE), une sorte de péage que tout le monde paie pour financer le transport et la distribution de l'énergie jusqu'à votre domicile via les réseaux de RTE (lignes à haute tension) et Enedis (lignes basse et moyenne tension). Son montant est fixé par la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) et ne dépend pas de votre fournisseur.

Enfin, le troisième bloc est constitué des taxes et contributions. La principale est l'accise sur l'électricité (qui a remplacé la CSPE et la TICFE), complétée par la TVA. Le niveau de l'accise peut être ajusté par le gouvernement, ce qui a un impact direct et immédiat sur le total de votre facture.

Le Tarif Réglementé de Vente (TRV) : qui décide ?

Le Tarif Réglementé de Vente, ou TRV, est le tarif de référence pour l'électricité en France. Il est proposé exclusivement par le fournisseur historique, EDF, et les entreprises locales de distribution (ELD) sur leurs territoires respectifs. Son évolution n'est pas libre : elle est fixée par les pouvoirs publics, sur proposition de la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE). Cette dernière analyse les coûts de production, d'approvisionnement et de commercialisation pour établir un prix censé refléter la réalité économique du secteur. Les fameuses annonces de hausse ou de baisse du "prix de l'électricité" que l'on entend dans les médias concernent le plus souvent l'évolution de ce TRV.

L'accise sur l'électricité : le poste souvent oublié

Souvent méconnue, l'accise sur l'électricité est une taxe qui pèse lourd sur la facture. Issue de la fusion de plusieurs taxes antérieures (CSPE, TICFE), elle est collectée par les fournisseurs pour le compte de l'État. Son montant, fixé par kilowattheure consommé, peut être modifié dans le cadre de la loi de finances. Le gouvernement peut donc s'en servir comme d'un levier pour moduler le prix final payé par le consommateur, comme ce fut le cas avec le bouclier tarifaire où son taux avait été temporairement abaissé. Toute discussion sur le prix de l'électricité en 2026 en France doit donc prendre en compte les décisions politiques concernant cette taxe.

TURPE : ce que vous payez pour le réseau

Le TURPE (Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité) est la composante de votre facture qui rémunère les gestionnaires des réseaux de transport (RTE) et de distribution (Enedis). Que votre électricité provienne d'une centrale nucléaire à 500 km ou d'un parc éolien voisin, elle emprunte ces "autoroutes de l'énergie". Le TURPE couvre les coûts de maintenance, de modernisation et de développement de ces infrastructures essentielles. Fixé pour plusieurs années par la CRE, il assure la qualité et la sécurité de l'approvisionnement électrique sur tout le territoire. C'est une part non négligeable de la facture, indépendante de votre consommation et de votre fournisseur.

Fin de l'ARENH en 2026 : pourquoi c'est un tournant

Un changement majeur se prépare pour le 1er janvier 2026 : la fin de l'ARENH (Accès Régulé à l'Énergie Nucléaire Historique). Ce mécanisme, mis en place en 2011, obligeait EDF à vendre une partie de sa production nucléaire (jusqu'à 100 TWh par an) à ses concurrents à un prix fixe de 42 € par mégawattheure (MWh). Ce tarif, très inférieur aux prix du marché de ces dernières années, permettait aux fournisseurs alternatifs de proposer des offres compétitives à leurs clients.

La disparition de ce dispositif a été décidée pour se conformer aux règles européennes de concurrence. Sans l'ARENH, tous les fournisseurs, y compris les alternatifs, devront s'approvisionner sur le marché de gros, où les prix sont plus élevés et surtout plus volatils. Ce surcoût d'achat de l'énergie sera inévitablement répercuté sur les factures des consommateurs finaux. La hausse du prix de l'électricité en 2026 est donc une conséquence directe de cette évolution réglementaire. Cet événement marque la fin d'une exception française et aligne le marché national sur un modèle plus ouvert, mais aussi plus exposé aux fluctuations des cours de l'énergie.

Pour des analyses plus détaillées des ajustements à venir, vous pouvez consulter des articles dédiés à l'augmentation gaz et électricité 2026.

Qu'était l'ARENH et pourquoi il disparaît

L'ARENH a été créé pour permettre l'émergence de la concurrence sur le marché de l'électricité, initialement dominé par l'opérateur historique EDF. En donnant accès à l'électricité nucléaire, dont les coûts de production sont stables et compétitifs, il a permis à de nouveaux acteurs de se lancer. Cependant, le dispositif était critiqué, notamment pour son prix fixe déconnecté des réalités du marché et son volume plafonné, qui devenait insuffisant lorsque de nombreux fournisseurs le demandaient. Sa suppression au 1er janvier 2026, actée par un accord entre l'État et EDF, vise à mettre en place un nouveau modèle de régulation des prix qui reflète mieux les coûts réels de production tout en assurant une certaine prévisibilité pour les consommateurs.

L'erreur à ne pas commettre : penser que votre contrat TRV vous protège totalement

L'erreur la plus fréquente est de croire que seuls les clients ayant souscrit une offre de marché auprès d'un fournisseur alternatif seront touchés par la fin de l'ARENH. C'est inexact. Les clients au Tarif Réglementé de Vente (TRV) chez EDF seront également concernés. En effet, la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) prend en compte les conditions d'approvisionnement globales du marché pour calculer le niveau du TRV. Avec la disparition de l'ARENH, le coût moyen d'approvisionnement de tous les fournisseurs va augmenter, ce qui poussera mécaniquement la CRE à proposer une réévaluation à la hausse du TRV pour qu'il reflète cette nouvelle réalité économique. Le TRV amortit les chocs, il ne les annule pas.

Calendrier des révisions tarifaires : janvier et août 2026

Pour les consommateurs, deux dates seront particulièrement importantes à surveiller en 2026. Ces échéances correspondent aux deux moments où les pouvoirs publics ajustent traditionnellement les composantes du prix de l'électricité. Comprendre ce calendrier permet d'anticiper les variations sur sa facture et de ne pas être pris au dépourvu.

La première révision intervient au début de l'année, tandis que la seconde a lieu au cœur de l'été. Chaque ajustement peut concerner des parties différentes de la facture, qu'il s'agisse des taxes ou du coût de l'énergie lui-même. C'est pourquoi une hausse peut survenir même si le prix du kWh brut n'évolue pas, et inversement. Suivre les annonces de la CRE et du gouvernement autour de ces deux périodes sera essentiel pour comprendre l'évolution de sa dépense énergétique. L'impact sur votre facture d'électricité en janvier 2026 donnera une première indication de la tendance pour l'année.

Pour se préparer au mieux, un article sur les tarifs électricité 2026 offre des pistes pour anticiper les changements et optimiser sa consommation.

Révision de janvier 2026 : premier signal sur l'accise

Le 1er février 2026 sera le premier moment de vérité. Historiquement, cette date est celle de la révision de la part fiscale du prix de l'électricité, et notamment de l'accise. Le gouvernement pourrait décider d'ajuster son niveau en fonction du contexte économique et budgétaire. Après plusieurs années de bouclier tarifaire où cette taxe a été maintenue à un niveau plancher pour contenir les prix, un retour progressif à la normale pourrait être envisagé, ce qui se traduirait par une première augmentation visible sur la facture dès le début de l'année. Ce sera un signal fort de la politique énergétique et fiscale du gouvernement pour l'année à venir.

Révision d'août 2026 : la hausse de +2,5 % confirmée ?

La deuxième échéance, et la plus structurante, est celle du 1er août 2026. C'est à cette date que le TRV est traditionnellement réévalué sur la base des coûts de l'énergie. Les analystes anticipent une hausse, avec des scénarios qui évoquent une augmentation pouvant atteindre +2,5 % voire plus, pour intégrer les effets de la fin de l'ARENH. Cette estimation reste une hypothèse et le chiffre final dépendra de la délibération de la CRE et de la décision du gouvernement. C'est cette révision qui impactera le plus directement le prix du kWh et donc la partie "consommation" de votre facture pour le reste de l'année.

Cette situation pousse de nombreux foyers à se demander si le prix de l'électricité va baisser en 2026.

Offres de marché vs TRV : qui absorbe le choc en premier ?

Face à ces hausses, tous les contrats ne réagiront pas de la même manière. Les clients au TRV subiront la hausse décidée en août. Ceux ayant une offre de marché indexée sur le TRV verront leur tarif évoluer dans les mêmes proportions. En revanche, les détenteurs d'offres à prix fixe seront protégés jusqu'à la fin de leur contrat. Le risque est plus grand pour les offres indexées sur le marché de gros (spot) : elles peuvent bénéficier de baisses ponctuelles, mais sont aussi les premières et les plus violemment exposées aux pics de prix. Le choix du type de contrat devient donc un arbitrage crucial entre sécurité et opportunité.

Cas pratique : l'impact réel sur la facture d'un foyer standard

Pour bien comprendre ce que signifie une hausse des tarifs, rien ne vaut un exemple concret. Les pourcentages peuvent sembler abstraits, mais leur traduction en euros sur une facture annuelle est bien plus parlante. Prenons un cas d'usage courant pour illustrer l'impact financier d'une augmentation, même modérée, sur le budget d'un ménage.

Ce calcul reste une estimation. Le résultat final dépendra de nombreux facteurs : le prix exact du kWh de votre contrat, la part de votre abonnement, votre option tarifaire (Base ou Heures Pleines/Heures Creuses), et bien sûr, vos habitudes de consommation. L'objectif est de donner un ordre de grandeur pour matérialiser l'enjeu financier et encourager une démarche proactive de maîtrise de l'énergie. Il ne s'agit pas d'une prévision exacte, mais d'un outil pour prendre conscience de ce que ces évolutions tarifaires représentent.

Hypothèse : un foyer de 4 personnes avec chauffage électrique

Imaginons une famille de quatre personnes vivant dans une maison individuelle de 120 m², construite dans les années 90 et moyennement isolée. Le logement est tout-électrique : chauffage par radiateurs, production d'eau chaude via un cumulus de 200 litres, et équipement électroménager standard (lave-linge, sèche-linge, lave-vaisselle, four). La consommation annuelle de ce foyer type se situe autour de 15 000 kWh. C'est un profil de consommation élevé, très sensible aux variations du prix de l'électricité, pour qui chaque pourcentage de hausse a des conséquences significatives.

Ce que représente +2,5 % en euros sur une facture annuelle type

Partons d'un prix moyen du kWh de 0,25 € en 2025 (toutes taxes comprises, option base). La facture annuelle de notre famille s'élève donc à 15 000 kWh x 0,25 €/kWh = 3 750 €. Appliquons maintenant l'hypothèse d'une hausse de +2,5 % en août 2026. L'augmentation annuelle serait de 3 750 € x 2,5 % = 93,75 €. Rapporté au mois, cela représente un surcoût d'environ 7,80 €. Bien que ce montant puisse paraître modeste, il s'ajoute à l'inflation générale et représente le coût d'une augmentation minimale. Une hausse plus marquée de 5 % ou 10 % doublerait ou quadruplerait ce chiffre.

Comment lire son relevé Linky pour anticiper

Pour réaliser votre propre estimation, le compteur Linky est votre meilleur allié. Inutile d'attendre votre facture pour agir. Connectez-vous à votre espace client sur le site d'Enedis ou celui de votre fournisseur d'électricité. Vous y trouverez vos données de consommation détaillées, parfois à la demi-heure près. Relevez votre consommation annuelle en kWh de l'année passée. C'est ce chiffre que vous devez multiplier par le taux de hausse envisagé pour obtenir une estimation personnalisée du surcoût annuel. Cette simple démarche vous permet de passer d'une information générale à une donnée concrète pour votre budget.

5 actions de bricolage pour réduire sa facture avant la hausse

Face à une hausse annoncée des tarifs, la meilleure stratégie reste de réduire sa consommation à la source. Inutile d'être un professionnel pour agir efficacement. Plusieurs actions de bricolage, accessibles à tous, peuvent avoir un impact significatif sur votre facture finale. Ces gestes de bon sens s'attaquent directement aux principales sources de déperdition d'énergie dans un logement.

En se concentrant sur l'isolation, la régulation et l'efficacité des équipements, on peut non seulement compenser la future augmentation, mais même parvenir à diminuer sa facture globale. L'investissement en temps et en argent est souvent minime au regard des économies générées année après année. C'est une approche proactive qui vous redonne le contrôle sur vos dépenses, indépendamment des décisions des régulateurs et des fournisseurs. Voici cinq chantiers prioritaires. L' augmentation de l'électricité en janvier 2026 peut être un excellent déclencheur pour passer à l'action.

Isoler les combles perdus : le levier n°1

La chaleur monte. Dans une maison mal isolée, jusqu'à 30 % des déperditions de chaleur se font par le toit (ADEME). Isoler des combles perdus est le chantier de rénovation énergétique le plus rentable. Si vos combles sont accessibles, vous pouvez vous-même dérouler des rouleaux de laine de verre ou de roche, ou épandre un isolant en vrac comme la ouate de cellulose. C'est un travail physique mais techniquement simple, qui offre un confort immédiat en hiver comme en été et des économies visibles dès la première facture de chauffage.

Joints de fenêtres et calfeutrage : 1 h de travail, des mois de gain

Les fuites d'air autour des fenêtres et des portes sont une source majeure d'inconfort et de surconsommation de chauffage. L'inspection et le remplacement des joints usés sont une opération peu coûteuse et très rapide. Un simple joint adhésif en mousse ou en caoutchouc peut faire une différence énorme. Pour les bas de porte, une plinthe automatique ou un simple "boudin" limite les courants d'air. C'est une heure de travail qui peut vous faire économiser jusqu'à 5-10 % sur vos dépenses de chauffage.

Programmer son chauffe-eau sur les heures creuses

Un chauffe-eau électrique (cumulus) est l'un des appareils les plus énergivores de la maison. Le laisser chauffer l'eau en permanence, y compris pendant les heures pleines où l'électricité est la plus chère, est un gaspillage. L'installation d'un simple programmateur journalier sur sa prise ou, mieux, d'un contacteur jour/nuit directement sur le tableau électrique (à faire poser par un professionnel si vous n'êtes pas qualifié) permet de forcer sa mise en marche uniquement pendant les heures creuses. L'économie peut atteindre 100 à 150 € par an.

Purger ses radiateurs à eau : 10 minutes pour retrouver de l'efficacité

Si vous possédez un système de chauffage central avec des radiateurs à eau, un entretien régulier est indispensable. L'air finit par s'accumuler dans la partie supérieure des radiateurs, les empêchant de chauffer sur toute leur surface. La purge, qui consiste à laisser cet air s'échapper via une petite vis de purge jusqu'à ce que de l'eau sorte, est une opération de dix minutes. Des radiateurs bien purgés transmettent mieux la chaleur, votre chaudière fonctionne moins longtemps et votre confort est amélioré pour une consommation réduite.

Comparer les offres d'électricité en 2026 : est-ce le bon moment ?

Dans un contexte de prix mouvants, la question de changer de fournisseur se pose légitimement. Comparer les offres devient plus important que jamais, mais aussi plus complexe. Il ne suffit plus de regarder le prix du kWh à un instant T. Il faut comprendre la nature de l'offre et la manière dont son prix est susceptible d'évoluer.

Le bon moment pour comparer est quelques semaines avant les échéances de révision du TRV (janvier et août), ou si vous recevez un courrier de votre fournisseur vous informant d'un changement de tarif. L'essentiel est de ne pas se précipiter et de s'appuyer sur des outils fiables et neutres pour prendre une décision éclairée, adaptée à votre profil de consommation et à votre aversion au risque.

TRV ou offre de marché : le vrai critère de choix

Le choix fondamental en 2026 se fera entre la stabilité relative du TRV et les propositions des offres de marché.

  • Le TRV : Il reste un repère. Son prix, encadré par l'État, évolue de manière prévisible (deux fois par an). C'est un choix prudent.
  • Les offres de marché à prix fixe : Elles peuvent être une excellente option pour se protéger des hausses à venir. Vous bloquez un prix du kWh pour 1, 2 ou 3 ans. L'inconvénient : si les prix du marché baissent, vous ne en profiterez pas.
  • Les offres de marché indexées : Soit sur le TRV (elles suivent ses variations), soit sur le marché de gros. Ces dernières sont les plus risquées et sont à réserver aux consommateurs avertis qui suivent les cours de l'énergie.

Le comparateur officiel énergie-info.fr

Pour y voir clair, un seul outil fait référence : le comparateur officiel et gratuit du médiateur national de l'énergie, disponible sur le site energie-info.fr. C'est le seul à lister de manière exhaustive et neutre toutes les offres disponibles pour votre code postal. Il prend en compte le prix du kWh mais aussi celui de l'abonnement, et vous permet de simuler votre facture annuelle en fonction de votre consommation réelle (que vous pouvez trouver grâce à votre compteur Linky). C'est une étape indispensable avant toute décision de changement de fournisseur.

Sources

Les indications fournies sont générales. Avant des travaux engageant la sécurité ou les normes, sollicitez un artisan qualifié (RGE, Qualibat, électricien).

Questions de bricoleurs

Est-ce que le prix de l'électricité va augmenter en 2026 ?

Oui, une hausse du prix de l'électricité est très probable en 2026. Elle sera principalement due à la fin du mécanisme ARENH qui garantissait un prix bas, ainsi qu'aux révisions régulières du Tarif Réglementé de Vente (TRV) en janvier et en août, qui intègreront de nouveaux coûts de production et de réseau.

De combien va augmenter la facture d'électricité en 2026 ?

Aucun chiffre officiel n'est publié, mais des scénarios évoquent une hausse potentielle de plusieurs points de pourcentage. L'impact réel dépendra des décisions de la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) et du gouvernement sur le niveau du TRV et de l'accise. Une hausse de 2,5 % représenterait environ 80 à 100 € par an pour un foyer moyen se chauffant à l'électricité.

Qu'est-ce que la fin de l'ARENH va changer pour ma facture ?

La fin de l'ARENH au 1er janvier 2026 supprime l'accès des fournisseurs alternatifs à l'électricité nucléaire d'EDF à un prix fixe et bas. Ils devront s'approvisionner sur le marché, à des coûts plus élevés et plus volatils. Ce surcoût sera répercuté sur les offres de marché et influencera également le calcul du tarif réglementé.

Le tarif réglementé protège-t-il vraiment contre les hausses ?

Le tarif réglementé (TRV) est fixé par les pouvoirs publics et offre une certaine stabilité, mais il ne protège pas d'une hausse structurelle des coûts. Son calcul intègre les prix du marché de gros de l'électricité. La fin de l'ARENH influencera donc inévitablement son niveau lors des révisions de 2026.

Quand a lieu la prochaine révision du prix de l'électricité ?

Deux dates clés sont à retenir pour la révision du prix de l'électricité en 2026. La première a lieu au 1er février, principalement pour l'ajustement des taxes comme l'accise. La seconde, et la plus importante pour le prix du kWh, a lieu au 1er août lors de la révision annuelle du Tarif Réglementé de Vente.

Comment réduire sa consommation d'électricité avant une hausse des tarifs ?

Les actions les plus efficaces sont l'isolation (combles en priorité), le calfeutrage des fenêtres et portes, la programmation de votre chauffe-eau pour qu'il ne fonctionne que pendant les heures creuses, et le remplacement des dernières ampoules énergivores par des LED. Ces gestes réduisent la consommation à la source.

Vaut-il mieux rester au TRV ou passer à une offre de marché en 2026 ?

En 2026, le TRV restera une option sécurisante par sa stabilité. Les offres de marché peuvent être intéressantes si elles proposent un prix fixe sur plusieurs années, vous protégeant des hausses futures. Il est crucial d'utiliser le comparateur officiel energie-info.fr pour évaluer les offres selon votre profil de consommation.